Vendredi 19 juin a eu lieu le vernissage avec des discours, des petits fours, des verres à pied, un orage, un petit récital au piano et même du skate à l’intérieur. Si vous avez raté ça, voici quelques bonnes raisons d’aller faire la visite, une session ou même un peu de bricolage…
Par David Turakiewicz
1 Pour apprendre le mot „Ethnographie„
L’ethnographie est une pratique du domaine des sciences sociales qui a pour but d’étudier sur le terrain la culture et le mode de vie de peuples, communautés, sociétés, ou autres types de groupes sociaux (Wikipedia).

2 Ça change des musées d’art moderne
A l’inverse des musées d’art moderne qui misent sur le côté subjectif de ce que peut produire le skate, Skate of Mind offre une vision plus constructive, plus académique d’un phénomène. Bon, il y a quand-même des photos (de Fred Mortagne et Alan Maag) sur la mezzanine histoire d’inscrire tout ça dans le présent.

3 C’est skatable
Une dizaine de sessions de prévues (dates sur le site ou l’Instagram du MEN) à ne pas rater si vous êtes du coin. Entrée gratuite si vous prenez la peine de vous vous déguiser en Gonz, le premier à être allé skater dans un musée (je vous laisse négocier ça à l’entrée, hein ?).

4 Neuchâtel
Surplombant le lac du même nom au pied du Jura et faisant face aux Alpes, c’est l’occasion de jouer les touristes après la visite du musée et d’aller piquer une tête (ouais à l’heure où j’écris ces lignes, on rêve tous de ça…). Et si vous hésitez à aller en Suisse parce que tout y coûte un bras, sachez que la France n’est qu’à une quarantaine de kilomètres.

5 Ils n’ont pas oublié la scène locale
Si la « culture skate » dépasse les frontières, elle s’ancre localement grâce à des scènes (ici les Neuchâtelois, donc) ou des activistes infatigables comme Oli Buergin, à qui un mur a été dédié. Les oublier aurait été impardonnable.

6 les photos (couleur) de Fred Mortagne
Les toblerones sont des blocs de béton plus ou moins pyramidaux alignés le long des frontières suisses, destinés à empêcher l’intrusion des chars allemands lors de la seconde guerre mondiale. De quoi attirer l’attention de Fred Mortagne qui a trouvé le moyen de ramener le seul skateur capable d’en faire bon usage : Jaakko Ojanen. En résulte une série de photos couleur (une fois n’est pas coutume) du plus bel effet, accompagné d’une vidéo exclusive réalisée par Yves Marchon intitulée „Shapes of resistance“.

7 C’est évolutif et participatif
La partie skatable est destinée à évoluer au fil des mois. Des ateliers participatifs viendront enrichir l’espace jusqu’à sa fermeture, sous la supervision de types qui manient la scie sauteuse aussi bien que la truelle !

8 Alan Maag
Zurichois, Alan évolue discrètement dans la scène suisse depuis un bon bout de temps. Photographe qui déteste la lumière quand elle est pointée sur lui, il est aussi à l’origine de divers évènements comme Team Trouble ou Form à Laax. Formé aux beaux-arts, il a toujours des tas d’idées plus ou moins conceptuelles, dont l’une est exposée ici et qui reflète bien la façon dont il appréhende le skateboard.

9 C’est climatisé
A la fréquence avec laquelle les canicules se succèdent en ce moment, rien de tel qu’une petite session au frais, ou un argument pour finir de convaincre votre partenaire d’aller faire une sortie culturelle.
10 On y trouve des pépites
Si le nombre de boards est volontairement limité, la selection est pointue (provenant du Musée du skateboard de Genève Jim Zbinden et de la collection personnelle de Seb Carayol). Il y a même une chambre d’ado des années 90 reconstituée qui pourrait bien être celle de Chany Jeanguenin et tout un tas de bonnes surprises que je vous laisse aller découvrir par vous même…
SKATE OF MIND, au Musée d’ethnographie de Neuchâtel, jusqu’au 7 mars 2027, en collaboration avec Skateboard Culture et sous la supervision de Julien Glauser.
